Montrond
mon village
Bienvenue sur le site internet de Montrond JURA
Histoire du Village et des chantiers de jeunesse
En ligne: Compte rendu de conseil du 06/10/2017 -- Compte rendu comcom 1 mars 2017
 
LE CHATEAU 
 
Otton II devenu Comte de Bourgogne, voulut réprimer l’ambition du Comte Etienne de Chalon et des Seigneurs de Vienne, qui, comme lui, aspiraient à la couronne. Il décida d’établir une forteresse sur la montagne de Montrond qui offrait une défense naturelle facile. A côté il fit construire un bourg ceint de murs. Le donjon était carré et avait 13 m de largeur. Cette tour avait 3 étages et recouvrait de profonds souterrains. La maison forte et ses dépendances ont disparu. Les murs d’enceinte du bourg se reliaient au château et suivaient tous les contours de la montagne. On ne pouvait pénétrer dans ce bourg qu’en suivant un chemin tortueux qui aboutissait à un pont-levis jeté sur un fossé creusé dans le roc vif et précédant la porterie. Les pentes rapides de la montagne, un fossé large de 10 m et profond de 6 m, revêtu extérieurement d’un rempart en terre et en pierre, un mur d’enceinte très élevé, semblaient devoir rendre cette place imprenable, et cependant il n’en reste que des vestiges. Tombée au pouvoir des troupes de Louis XI en 1479, elle fut démantelée, et depuis ce moment les habitants en ont extrait des matériaux comme dans une carrière. 
 
Le 1er avril 1981, la face sud de la tour s’est effondrée. 
 
Le 5 mai 1986, le château est classé monument historique. 
 
 
LA VOUIVRE DE MONTROND 
 
Un jeune Mournier ayant appris que la Vouivre du château de Montrond se retirait le jour dans un trou pour dormir, ne s’était pourvu que d’une pioche pour la dévaliser. Il aurait certainement perdu la vie en combattant, s’il eût combattu, mais par bonheur pour lui, la première idée qui lui vint, dès qu’il la vit s’avancer contre lui, fut de reculer et de fuir précipitamment. Le jeune Dole poursuivi jusqu’au bas de la colline, allait payer bien cher une entreprise aussi téméraire, lorsque, se vouant aussitôt à la Sainte Vierge, il fut enfin délivré des attaques de la Vouivre, en tombant évanoui de peur. Revenu bientôt de sa pâmoison, Dole reconnaissant érigea, sur le théâtre de sa délivrance, un oratoire à Notre-Dame. 
 
Extrait de « Traditions populaires comparées D. MONNIER 
 
 
CHANTIERS DE LA JEUNESSE FRANCAISE 
 
 
L'armistice de 1940 ayant supprimé le service militaire obligatoire, les chantiers de jeunesse furent créés comme une sorte de substitut le 30 juillet 1940.  
 
Les jeunes hommes de la zone libre et de l'Afrique du nord Française en âge (20 ans) d'accomplir leurs obligations militaire y étaient incorporés pour un stage de six mois. Ils vivaient en camps près de la nature, à la manière du scoutisme, mais avec le volontariat en moins, ils accomplissaient des travaux d'intérêt général, notamment forestiers dans une ambiance militaire.  
 
Ils étaient encadrés par des officiers d'active et de réserve. A partir de 1941 I'obligation des chantiers de jeunesse est étendue à tous les Français de zone libre devant accomplir leurs obligations militaires pour 8 mois. Ils étaient dirigés par le Général Joseph de la Porte du Theil. 
 
4 ou 5 jeunes de Montrond sont envoyés à Rumilly en train. Ils descendent en traineau à Poligny. L'hiver était rude cette année là. Tandis qu'au village arrive une centaine de jeunes de Savoie. Ceux-ci construisent leur baraquement : - 2 dans la FAY, le PC est bâti au dessus de la Roche en face du restaurant. L'infirmerie se trouve dans la maison des soeurs Mouget. 
 
Le médecin : docteur Maréchal habitait dans la maison Kade. 
 
Leur principale occupation était de couper du bois pour les allemands. A la scie et à la hache, pas de passe partout. 
 
Le menu était essentiellement composé de chou rave, betterave ou topinambour. 1/4 de vin par repas.  
 
Mais les colis reçus de la famille amélioraient le quotidien. 
 
Pour ce qui était de la toilette, elle se faisait à la fontaine. 
 
 
Fait historique relaté lors de la Rando des Assos du 1/06/2009 
 
Remerciements à Mr Jean CUENIN pour ces informations.